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Histoire du Parti Communiste Français

Chronologie indicative 1920-2018

mardi 27 mars 2018

Travail préparatoire au stage de formation du PCF-44 du 7 avril 2018, sur le thème "Communisme et parti communiste : histoire et débats contemporains".

1 – De 1920 à 1947 : trois « phases d’implantation »

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1.a - Les années 20 : « bolchevisation » et « classe contre classe »

  • 1920  : Congrès de Tours et scission SFIO/SFIC. Stratégie de “Front unique”
  • 1923 : Contre l’occupation de la Ruhr en Allemagne
  • 1924 : ligne de “bolchevisation”
  • 1924-25  : action contre la guerre du Rif au Maroc.
  • 1928 : mot d’ordre “Classe contre classe”

1.b – Les années 30 et le Front populaire

  • 1934  : M.Thorez et la stratégie d’alliance antifasciste (G.Dimitrov)
  • 1936  : Soutien au Front Populaire “de la liberté, du travail et de la paix”.
  • 1936 : Guerre d’Espagne et Brigades internationales. Refus de la non-intervention.

1.c – Guerre 1939-1945, Résistance et Libération

  • 1939  : Début de la Seconde Guerre mondiale et Pacte Germano-soviétique (août 1939)
  • 1940-1945 : Collaboration de Pétain, clandestinité et résistance du PCF
  • 1941 (15 mai)  : Le PCF crée le “Front national” (… pour la liberté et l’indépendance de la France) de coordination des divers mouvements de Résistance.
  • 1944  : Programme du CNR (Conseil National de la Résistance)
  • 1945-47 : Libération et participation communiste au gouvernement provisoire de De Gaulle, puis aux premiers gouvernements de la IVe République.
  • 1946  : 800.000 adhérents, 28,6% et 182 députés. Interview de M.Thorez au Times (nov.).

2 – Le temps de la stabilisation

2.a – Années 50 : au temps de la Guerre froide (1947-1961)

  • 1947  : Éviction des ministres communistes du gouvernement Ramadier (Mai). Début de la Guerre Froide (1947-1962). Kominform et affrontements des “deux camps” (Jdanov).
  • 1949 (avril) : OTAN et Pacte de Varsovie (mai 1955) et 1ere Guerre froide jusqu’en 1961.
  • 1956 : XXe Congrès du PCUS (février) et intervention soviétique en Hongrie (octobre).

2.b – Les années du « gaullisme » 1958-1969

  • 1958 (8 Mai)  : Retour de De Gaulle au pouvoir et Ve République (présidentielle). 
  • 1968  : Révolte étudiante et mouvement social (Mai-Juin). Accords de Grenelle.
  • 1968 (août)  : Le PCF “réprouve” l’intervention soviétique (du Pacte de Varsovie) en Tchécoslovaquie contre le Printemps de Prague.
  • 1969  : 21,27 % pour Jacques Duclos au 1er tour des présidentielles.

2.c – La poussée de l’Union de la gauche (années 70 et 80)

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  • 1972 (juin)  : Signature du Programme commun de gouvernement (PCF, PS et RdG).
  • 1976  : Abandon de la notion de “dictature du prolétariat” (XXIIe Congrès)
  • 1977  : Rupture de l’Union de la gauche à la veille des législatives de 1978.
  • 1976-77  : Tentative d’Eurocommunisme avec Enrico Berlinguer (PCI), Georges Marchais (PCF) et Santiago Carillo (PCE).
  • 1979  : “Bilan globalement positif” de l’URSS selon G.Marchais
  • 1980  : G.Marchais approuve - depuis Moscou - l’intervention soviétique en Afghanistan.
  • 1981  : Victoire de F.Mitterrand à l’élection présidentielle et participation de 4 ministres communistes au 1er gouvernement Mauroy ; jusqu’en...
  • 1984 “tournant de la rigueur” du gouvernement Fabius (sous prétexte d’Europe monétaire suivant J.Delors).

3 - Recul et écart radical (1985-2018).

3.a - Le temps du recul (de 1985 aux années 90)

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  • 1985 : début et échec de la perestroïka et de la glasnost de M.Gorbatchev en URSS.
  • 1989  : Chute du mur de Berlin.
  • 1991 : B.Eltsine remplace M.Gorbatchev : fin de l’URSS.
  • 1994 (février) : Robert Hue remplace Georges Marchais
  • 1996 : Renoncement du PCF au “centralisme démocratique”.
  • 1997-2002 : la "Gauche plurielle" au gouvernement Jospin
  • 1999 : Liste Bouge l’Europe ! à "double parité" aux élections européennes (6,8%)

3.b – Les années 2000 : « mutation » ratée et tentation radicale

  • 2000 (mars) : Congrès de Martigues de "la Mutation"
  • 2001 : Marie-George Buffet secrétaire générale du PCF (R.Hue président).
  • 2002 (21 avril) : Jospin écarté du 2ème tour (Chirac/Le Pen). R.Hue à 3,4%
  • 2005 : NON au TEC (traité constitutionnel européen) majoritaire en France (54,87%).
  • 2006 : Appel (mai) puis échec (décembre) des "Collectifs antilibéraux"
  • 2007 (22 avril) : 1er tour des Présidentielles : M-G Buffet (1,9%), J.Bové (1,3%)... O.Besancenot (4,1%). Second tour : N.Sarkozy - S.Royal. Juin : 15 députés PCF.
  • 2009 et 2010 : Stratégie de "Front de Gauche" aux élections Européennes et Régionales.
  • 2010 : Pierre Laurent secrétaire national du PCF.
  • 2012 et 2017 : le PCF soutient J-L Mélenchon (Front de Gauche, puis France insoumise) dès le 1er tour des présidentielles ( Rappel des seconds tours : 2012, N.Sarkozy / F.Hollande et 2017 : E.Macron / M.Le Pen).
  • 2018 (nov.) : Congrès extraordinaire du PCF.
1 Commentaires

  • L’organisation communiste est ainsi dans une situation paradoxale. Ses effectifs déclarés et son volant d’élus territoriaux en font une force importante à la gauche de la gauche. Ceux qui adhèrent au PCF semblent être à la recherche d’une activité politique continue, qui combine la radicalité du projet (« l’alternative » et la « révolution ») et l’insertion dans des constructions politiques à visée majoritaire. Il s’agit d’une propension d’abord négative : par son histoire, le PC offre ce que n’apportent ni le PS ni l’extrême gauche. Or cette détermination ne suffit pas à épaissir le liant que seuls un projet et une culture peuvent produire. À l’intérieur des rangs du PCF actuel, les vues sont manifestement discordantes sur leurs conditions d’émergence, certains envisageant même l’insertion de la sensibilité communiste au sein d’une formation politique nouvelle, regroupant l’ensemble des forces critiques, de la gauche de gauche, du « mouvement social » et de « l’altermondialisme ». Le PCF de la période expansive parvenait à fixer durablement un noyau d’encadrement aux traits sociologiques et culturels fortement marqués ; rien ne dit que l’organisation actuelle parvienne à la même constitution d’un noyau central stabilisé. En l’absence de l’eldorado unificateur, en tout cas, le PC contemporain est une force réelle dont l’efficacité est altérée et la visibilité amoindrie.

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